lundi 9 mai 2016

USA : élections, "tant que c'est le gouvernement des Etats-Unis qui décide, nous pouvons payer la dette"

H09051620:55 - "C'est le gouvernement des États-Unis. Avant tout, vous ne devez jamais faire défaut parce que vous imprimer la monnaie, je déteste vous le dire, OK ? Si nous pouvons racheter la dette publique avec un escompte - en d'autres termes, si les taux d'intérêt montent - et si nous pouvons acheter des obligations avec une décote - si nous sommes assez liquide en tant que pays (si nous imprimons assez de monnaie)- nous devons le faire et cela veut dire que nous pouvons le faire" rapporte RT citant Trump lundi sur CNN.

Ceux qui ne connaissent, en matière économique et financière, que la gestion en bon père de famille, peuvent ne pas lire les déclarations de Trump qui pourraient leur donner une très grosse migraine à moins qu'ils conçoivent que le fait d'être l'hyper puissance mondiale accorde aux Etats-Unis des privilèges dont le premier d'entre eux est le droit d'imprimer légalement des faux billets pour financer sans limites leurs dettes. 

Jusqu'à présent personne, aucune puissance souveraine à travers la planète, n'était en mesure de contester ce privilège sauf que les choses bougent et que le monde d'aujourd'hui n'est déjà plus celui d'hier qui s'effondre sous nos yeux emportant avec lui cet exorbitant privilège dont les Etats-Unis ont profité depuis des décennies. 

C'est peut-être dans cette mise en  perspective qu'il faut interpréter la petite réflexion du candidat faite, comme ça, en passant mais sur un ton tranchant: " je déteste vous le dire, OK ?"

En rappelant sur CNN, une radio populaire s'il en est, que les Etats-Unis ne feront pas défaut sur la dette tant que le gouvernement pourra faire imprimer de la monnaie pour acheter des obligations à bas prix et les échanger contre des titres à fort taux d'intérêt, Trump dévoile toute l'arnaque du système. Et il déteste le faire mais... il l'a fait quand même.

De notre pont de vue, cela confirme que Trump est parfaitement lucide sur la réalité de la situation US et qu'il estime qu'il n'y a plus rien à perdre à renverser la table de jeu puisque s'il ne le fait pas, d'autres le feront à sa place mais ce seront des puissances étrangères et ce sont ces puissances-là qui fixeront les nouvelles règles du jeu... aux Etats-Unis. 

Faut-il s'étonner, alors, que Trump ne cesse de tirer sur tout ceux qui défendent encore un système virtuellement déjà mort ? Rappelons que la veille, lors de son discours du V-Day, Poutine déclarait que "Moscou est totalement engagée dans la création d'un système "non-aligné" de sécurité internationale", c'est à dire un système indépendant du gouvernement des Etats-Unis.
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US will never default on debt 'because you print the money' – Trump

RT International, le 9 Mai 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 9 Mai 2016


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 Dans une tentative de clarifier sa position concernant un défaut potentiel sur les paiements de la dette nationale, le candidat présidentiel républicain Donald Trump a déclaré que, aux États-Unis, "vous ne devez jamais faire défaut parce que vous imprimez la monnaie."
In an attempt to clarify his stance regarding potential default on national debt payments, Republican presidential candidate Donald Trump stated that, in the US, "you never have to default because you print the money."

Responding to questions over recent comments indicating that as president, he would renegotiate US national debt rather than pay creditors in full — which could spur a global financial shock — Trump said the notion that he would default on national debt is "crazy."
C'est le gouvernement des États-Unis. Avant tout, vous ne devez jamais faire défaut parce que vous imprimer la monnaie, je déteste vous le dire, OK ? 
"People said I want to go and buy debt and default on debt, and I mean, these people are crazy. This is the United States government," Trump told CNN on Monday "First of all, you never have to default because you print the money, I hate to tell you, OK?"

Late last week, Trump said that as president, he would "borrow, knowing that if the economy crashed, you could make a deal." He added, "And if the economy was good, it was good. So, therefore, you can't lose."

Trump's comments alarmed many, as defaulting on national debt would send reverberations throughout global finance given US debt is considered about the lowest-risk financial asset the world over. On Monday, Trump addressed his previous comments.
si nous pouvons racheter la dette publique avec un escompte - en d'autres termes, si les taux d'intérêt montent - et si nous pouvons acheter des obligations avec une décote - si nous sommes assez liquide en tant que pays - nous devons le faire", a déclaré Trump. Cela veut dire que nous pouvons le faire
"I said if we can buy back government debt at a discount, in other words, if interest rates go up and we can buy bonds back at a discount — if we are liquid enough as a country, we should do that," Trump said. "In other words, we can buy back debt at a discount."
Trump, the billionaire real estate magnate, called himself the "king of debt," going on to reference his purchase of discounted mortgages during the housing-bubble collapse that trigger the 2008 recession. However, a nation is different from a business, he said.
"In business (debt buyback) happens all the time. I bought mortgages back when the market went bad, I bought mortgages back at tremendous discounts, and I love doing that," he said.
"There's nothing like it actually, it gives me a great thrill. But in the United States with bonds, that won't happen because you know in theory the market doesn't go down so that you default on debt, and that's what happens."

Trump has also made news of late for suggesting that he would like to see a boost in minimum wage protections and less tax decreases for top income recipients in the US than his previous tax plans had indicated.

On Sunday, Trump gave somewhat contradicting statements on wage hikes in the US. On ABC's This Week, Trump said that “people have to get more" in terms of wages, but his comments centered around the vague pledge to "bring companies back into this country."
"But my real minimum wage is going to be -- I'm going to bring companies back into this country and they're going to make a lot more than the $15 even," Trump said. "They're going to make a lot more than that. That's what I want to do."
Later on Sunday, on NBC's Meet the Press, Trump said that states should decide on their own minimum wages, and that the federal government should not set a wage floor.
"I would like to see an increase of some magnitude," he said. "But I'd rather leave it to the states. Let the states decide. Because don't forget, the states have to compete with each other."
In both Sunday interviews, Trump expressed a belief that, after negotiations with Congress, the wealthy in America may have to pay more in taxes that is proposed in his own tax plan. He did not express a desire to alter his tax plans for top income recipients. In fact, on Monday during an interview with Fox Business Network, Trump said his proposal is centered on "massive tax decreases."
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