jeudi 5 mai 2016

USA : élection, le Comité national républicain a appelé au rassemblement derrière Trump «pour battre Clinton»

B04051606:10 - "Le président du Comité national républicain Reince Priebus a appelé au rassemblement derrière Donald Trump «pour battre Hillary Clinton» car Trump a pour lui la dynamique du succès, une force redoutable dans un pays où l'on aime les gens qui gagnent" rapporte Le Figaro.
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Primaires américaines : Donald Trump officiellement seul candidat républicain

Laure Mandeville pour Le Figaro, le 4 Mai 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 5 Mai 2016


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Assommés par son écrasante victoire dans l'Indiana, ses deux derniers rivaux pour l'investiture, Ted Cruz et John Kasich, ont jeté l'éponge.
Donald Trump sera le nominé du Parti républicain à l'élection présidentielle de novembre
Donald Trump sera le nominé du Parti républicain à l'élection présidentielle de novembre. L'homme, qui a promis à l'Amérique de «la faire gagner à nouveau» sur tous les fronts, a remporté la mise républicaine après 11 mois d'une bataille politique aussi cruelle qu'atypique. Quand les historiens en parleront, ils reviendront évidemment sur cette primaire de l'Indiana qui lui a permis de porter le coup d'estoc aux deux derniers «Mohicans» encore en piste. Après son écrasant succès mardi dans cet État du Midwest, où il a raflé une majorité de 53 % des voix, contre 37 % pour Ted Cruz et 7,9 % pour John Kasich, ses deux rivaux ont jugé qu'ils n'avaient d'autre choix que de quitter la course.
Oubliée la perspective d'une convention contestée
Dévasté par sa cuisante défaite dans un État conservateur censé correspondre à son électorat type, Ted Cruz - son rival le plus sérieux, qui avait remporté 11 primaires - a annoncé son retrait «le cœur gros» dès mardi soir. Mercredi, John Kasich a lui aussi jeté l'éponge, après avoir initialement annoncé qu'il irait jusqu'en Californie. Oubliée la perspective d'une convention contestée, qui aurait permis aux élites de sortir de leur chapeau un candidat surprise pour faire obstacle au fracassant Donald. La coalition «Jamais Trump» a échoué en rase campagne. «Un duel Donald Trump-Hillary Clinton est devenu une certitude», écrivait mercredi Nate Cohn à la une du New York Times.
il a réalisé ce tour de force seul contre tous
Le chemin parcouru par Trump dans une campagne qui a fait voler en éclats tous les paradigmes traditionnels de la politique américaine est en tout point remarquable et historique. Le magnat de l'immobilier new-yorkais est le premier homme depuis Dwight Eisenhower à réaliser le tour de force de s'imposer en favori du parti, alors qu'il n'a jamais occupé de fonctions politiques. Et contrairement au général de la Seconde Guerre mondiale, il a réalisé ce tour de force seul contre tous. Enregistré comme républicain en avril 2012 seulement, il a battu ses 16 rivaux à plate couture, éliminant entre autres 4 gouverneurs chevronnés et 4 sénateurs en vue, de même qu'un fils de famille, Jeb Bush, qui bénéficiait pourtant d'une formidable armada de réseaux et de millions de dollars.
un discours atypique centré sur la lutte contre l'immigration illégale, la défense des classes populaires face aux effets dévastateurs de la mondialisation, la dénonciation de la corruption des élites et le rejet du politiquement correct
Doué d'un instinct politique supérieur et d'une capacité redoutable à connecter avec la colère populaire via les médias et les réseaux sociaux, le milliardaire a pris d'assaut le Parti républicain, dynamitant le mouvement conservateur avec un discours atypique centré sur la lutte contre l'immigration illégale, la défense des classes populaires face aux effets dévastateurs de la mondialisation, la dénonciation de la corruption des élites et le rejet du politiquement correct. Il a également réussi à projeter une image d'homme fort, indépendant des forces de l'argent et capable de défendre en priorité «les intérêts de l'Amérique», en abandonnant le credo néoconservateur interventionniste. Cette marche forcée et brutale vers la victoire - qui n'a pas lésiné sur les noms d'oiseaux et les attaques au-dessous de la ceinture - a de plus été réalisée avec très peu de moyens et une équipe très restreinte, en surfant sur une révolte populaire suffisamment profonde pour venir à bout de tous les tirs de barrage d'élites et de médias unis contre lui.
vaincre Hillary Clinton en novembre
Mardi soir, à la tour Trump, un Donald beaucoup plus sobre qu'à l'ordinaire semblait d'ailleurs avoir lui-même du mal à réaliser l'énormité de ce qui se passait. «Cette journée, cette soirée, cette année ont été incroyables. Je n'ai jamais vécu rien de comparable dans ma vie», a-t-il admis solennel, rendant même hommage avec une certaine empathie à son adversaire Ted Cruz, «un sacré concurrent». «Nous voulons apporter l'unité au Parti républicain» et au pays, a également dit Trump, un objectif qui va être désormais au cœur de sa démarche, dans le but de vaincre Hillary Clinton en novembre.
le président du Comité national républicain Reince Priebus a appelé au rassemblement derrière Donald Trump «pour battre Hillary Clinton»
Y parviendra-t-il après la guerre de tranchées sanglante qui s'est jouée ces derniers mois entre le magnat de New York et un establishment vent debout? Le défi est gigantesque, quelque 63 % des électeurs américains affirmant craindre sa candidature. Les déclarations du président du Comité national républicain Reince Priebus, qui a appelé au rassemblement derrière Donald Trump «pour battre Hillary Clinton», étaient cependant sans ambiguïté mardi soir. Priebus s'est dit persuadé que Trump allait entrer dans une phase d'unification très différente. Mais il reste à voir si les fossés se combleront vraiment ou si une partie de l'establishment continuera à faire «la grève du zèle», voire décidera de soutenir la candidate démocrate. «Rassembler prendra du temps vu le caractère très dur de la primaire», a reconnu Priebus.

Beaucoup s'appuient sur la vague d'antipathie que suscite Trump pour en conclure qu'il perdra immanquablement face à Hillary. Le politologue Larry Sabato nous confiait récemment qu'une victoire de Trump à l'élection générale était mathématiquement impossible, vu ses chiffres catastrophiques chez les femmes, les Latinos et les Noirs. Mais le même Sabato avait jugé à l'automne que Donald Trump ne passerait pas l'hiver…

La question est de savoir si la vague qui le porte sera plus forte que celle qui se dresse devant lui. «La sagesse traditionnelle laisse penser qu'il perdra», mais les normes semblent caduques cette année, note Nate Cohn dans le New York Times.
Trump a pour lui la dynamique du succès, une force redoutable dans un pays où l'on aime les gens qui gagnent
S'il fait face à une montagne d'obstacles, Donald Trump a pour lui la dynamique du succès, une force redoutable dans un pays où l'on aime les gens qui gagnent. Il pourrait aller chercher les voix ouvrières des démocrates déçus et des indépendants en Pennsylvanie, dans l'Ohio et ou le Wisconsin pour triompher au collège électoral qui décide du nom du président.
une année où l'électorat se rebelle
À l'inverse, la nouvelle défaite de Hillary Clinton mardi dans l'Indiana face à un Bernie Sanders que l'on avait enterré, révèle une fois encore la faiblesse de sa candidature, bardée de soutiens, mais peu populaire, essentiellement portée par les forces de l'establishment qui l'ont adoubée. Un sérieux handicap dans une année où l'électorat se rebelle.
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