mardi 5 avril 2016

USA: Panama papers, le grand flop de la presse qui se dit "mondiale"

E05041617:15 - "Le New York Times, le Washington Post et le Wall Street Journal aussi bien que CNN et Fox News ne sont pas intéressés par les "Panama papers" car aucun homme politique, encore moins un premier ministre ou un président, n'est mis en cause, aucun entourage de célébrité n'est mouillé, aucun PDG n'est impliqué dans des malversations et que pour le public américain, donc, pour sa presse, les "Panama papers" sont absolument inintéressants" constate amèrement Le Monde qui se retrouve, de fait, bien isolé avec sa presse soi-disant "mondiale".
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Pourquoi le « New York Times » (et d’autres médias américains) ont un peu ignoré les « Panama papers »

Le Monde, le 5 Avril 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 5 Avril 2016


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Les "Panama papers", dont les informations ont commencé à être rendues publiques sur toute la planète le 3 avril, sont considérés comme l'un des plus importants, sinon le plus important, "leak" de l'histoire de la presse.
 les "Panama papers" étaient étrangement minimisés, voire absents, chez les poids lourds journalistiques américains
Pourtant, lundi 4 avril, les personnes qui achètent (encore) la presse papier aux Etats-Unis, et celles qui la consultent en ligne, n'ont pas dû comprendre l'envergure de ces informations. Car, s'ils étaient de loin l'information principale dans tous les pays où la liberté de la presse n'est pas compromise, les "Panama papers" étaient étrangement minimisés, voire absents, chez les poids lourds journalistiques américains.
Et c'est sans compter les silences de CNN ou de Fox News
Vocativ a fait une infographie des "unes" des principaux journaux américains du 4 avril. En rouge, les parties consacrées au "Panama papers". Et c'est sans compter les silences de CNN ou de Fox News, qui couvraient l'interminable primaire des Républicains.
Le New York Times a dû s'expliquer
Sur les sites, la situation était sensiblement la même. Peu ou pas de couverture. Le New York Times a dû s'expliquer, face à l'incompréhension des lecteurs qui n'avaient qu'une brève d'agence, puis un seul petit article dimanche en fin de journée. La médiatrice Margaret Sullivan a décrit le processus :
"L'article n'a pas été mis en avant. Lundi matin, l'affaire ne fait pas la une. Elle est parue en page A3. L'article a beau avoir été peu exposé et retardé, il n'en a pas moins été un des dix plus lu de la journée."
Matt Purdy, rédacteur en chef adjoint du NYT, dit que le retard à l'allumage était tout simplement dû au fait que ses journalistes ne savaient pas que ces 11,4 millions de fichiers existaient, et que plus de 350 journalistes dans 109 rédactions travaillaient dessus dans le plus grand secret depuis des mois. "Nous avons essayé de mettre quelque chose sur pied, de faire de notre mieux sans les documents" qui n'ont pas été mis en ligne, reconnaît-il.
Seuls les médias du groupe McClatchy ou ceux de la chaîne Univision ont eu accès aux documents
Car ni le New York Times ni les autres grands journaux américains ne faisaient partie de la liste des 109, réunis sous l'égide de l'ICIJ, contrairement au Monde. Seuls les médias du groupe McClatchy, comme le Miami Herald, ou ceux de la chaîne Univision, comme Fusion, ont eu accès aux documents. Et les ont donc mis bien en avant.
des grands médias américains comme le New York Times ne coopèrent pas bien sur les grandes histoires
"Ont-ils décliné, ou n'ont-ils pas été invités ?", se demande Mathew Ingram sur Fortune. En citant "des sources internes", il explique que l'ICIJ, qui n'a pas dit officiellement pourquoi il avait choisi tel média et pas tel autre, a écarté "des grands médias américains comme le New York Times parce qu'ils ne coopèrent pas bien sur les grandes histoires".

"Etre ouvert à la collaboration était une partie essentielle" de ce projet, a confirmé Marina Walker, directrice-adjointe de l'ICIJ.
Un scoop qui n'intéresserait pas les Américains
le New York Times, le Washington Post ou le Wall Street Journal  à côté de cette incroyable affaire 
Difficile de croire que le New York Times, le Washington Post ou le Wall Street Journal passerait à côté de cette incroyable affaire uniquement par manque d'envie de partager avec ses concurrents.
Aucun homme politique, encore moins un premier ministre ou un président, n'est mis en cause
L'autre hypothèse est de dire que pour le public américain et, donc, pour sa presse, les "Panama papers" ne sont tout simplement pas une histoire si incroyable que ça. Aucun homme politique, encore moins un premier ministre ou un président, n'est mis en cause, aucun entourage de célébrité n'est mouillé, aucun PDG n'est impliqué dans des malversations. Au total cependant, 211 personnes ont enregistré leur société avec une adresse américaine, "ce qui ne veut pas dire que ces personnes sont des résidents fiscaux américains, ni qu’elles sont de nationalité américaine", notent Les Décodeurs. ../...
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