mercredi 20 avril 2016

USA: élections, "Le milliardaire new-yorkais s'approche du chiffre magique des 1237 voix de délégués"

A20041608:10 - "Le milliardaire new-yorkais s'approche du chiffre magique des 1237 voix de délégués, avec 840 déjà dans son escarcelle, dont 84 sur les 95 qu'offrait l'Empire State mardi et peut miser sur un élan lui permettant de remporter haut la main le dernier trophée convoité de ces primaires: la Californie, le 7 juin" rapporte Le Figaro.

Hier, Le Monde écrivait que ""Trump devrait remporter entre 83 et 85 délégués à New York alors qu’il devrait en remporter 91 ou plus s’il voulait décrocher l’investiture républicaine sans passer par une convention négociée" et nous écrivions que "cela va donc être l'occasion d'évaluer l'efficacité du travail de Manafort et de juger si Trump a fait le bon choix en l'embauchant comme directeur de campagne." 

Avec 84 délégués, selon Le Figaro (ce résultat n'étant peut-être pas définitif, dans un sens comme dans l'autre), nous devons en conclure que, pour l'instant, le travail de Manafort n'a pas produit les fruits que nous escomptions, peut-être à tort; c'est à dire en aillant mal compris la véritable mission du nouveau directeur de campagne du candidat.

En effet, toujours selon Le Figaro : "... Il parviendrait alors très près des 1237 voix requises et les tractations en coulisses commenceraient, pour «retourner» ici et là les délégués restés fidèles à des candidats ayant précédemment jeté l'éponge". Or, comme nous l'avons écrit hier, "un lobbyiste efficace, c'est quelqu'un qui sait comment retourner comme une crêpe n'importe quel sénateur ou autre politicien du même genre faisant office de délégué".

Nous voyons bien aujourd'hui à quel niveau se situe le travail de Manafort. Nous pensons que Trump ne va pas obtenir les 1237 délégués à l'issue des primaires mais il n'en sera pas loin et c'est donc au premier tour de la convention de Cleveland que la victoire peut s'obtenir grâce aux délégués que Manafort est chargé de retourner pour ce premier tour. C'est là que tout devrait se jouer et il nous semble assez évident que Manafort va aller piocher dans le stock de "Marco Rubio qui en conserve toujours 171 par-devers lui". Si l'on y rajoute une grande partie des " 172 voix de délégués mises en jeu le 26 avril" dans des Etats qui sont à priori en sa faveur, la victoire est mathématiquement possible pour Trump.

Et nous ne pouvons que nous en réjouir.
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Donald Trump et Hillary Clinton triomphent à New York

Par Maurin Picard pour Le Figaro, le 20 Avril 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 20 Avril 2016


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60% des voix républicaines pour le milliardaire. 57% des voix démocrates pour l'ex-secrétaire d'État. La primaire de New York a confirmé le statut des deux favoris pour la course à la Maison-Blanche.
Trump fait taire ses détracteurs, stratèges républicains et dirigeants du Grand Old party
Donald Trump espérait un triomphe, et c'est exactement ce qu'il a obtenu. En remportant la primaire si importante de New York, mardi, avec près de 60% des voix, il fait taire ses détracteurs, stratèges républicains et dirigeants du Grand Old party, qui espéraient ouvertement imposer une convention «arrangée» en juillet à Cleveland.
le milliardaire s'approche des 1237 voix de délégués, avec 840 déjà dans son escarcelle, dont 84 sur les 95 qu'offrait l'Empire State 
La potion est amère pour ses deux derniers rivaux encore en lice, Ted Cruz et John Kasich, qui, comme prévu, se partagent les miettes du festin new-yorkais: le premier n'a jamais pu remonter son insigne maladresse sur «les valeurs de New York» évoquées ironiquement lors d'un débat en janvier, et se contente d'un score insignifiant (14%). Le second, qui n'a réussi qu'à remporter Manhattan, se voyait comme un recours en cas de convention arrangée. Avec seulement 25% de vote, la perspective s'éloigne, à mesure que le milliardaire new-yorkais s'approche du chiffre magique des 1237 voix de délégués, avec 840 déjà dans son escarcelle, dont 84 sur les 95 qu'offrait l'Empire State mardi.
«Ce n'est plus vraiment une course»
il peut miser sur un élan lui permettant de remporter haut la main la Californie, le 7 juin 
La suite des évènements lui est très favorable: il affiche une nette avance dans les sondages concernant les primaires de Pennsylvanie, du Maryland, du Connecticut, du Delaware et de Rhode Island, qui toutes se joueront le mardi 26 avril. Si le magnat de l'immobilier triomphe à nouveau dans ce «Super Tuesday du nord-est», il peut miser sur un élan lui permettant de remporter haut la main le dernier trophée convoité de ces primaires: la Californie, le 7 juin.
«retourner» ici et là les délégués 
Il parviendrait alors très près des 1237 voix requises et les tractations en coulisses commenceraient, pour «retourner» ici et là les délégués restés fidèles à des candidats ayant précédemment jeté l'éponge, comme Marco Rubio qui en conserve toujours 171 par-devers lui. «Ce n'est plus vraiment une course», plastronne le magnat, qui veut à présent s'arroger les 172 voix de délégués mises en jeu le 26 avril.


Hillary Rodham Clinton, elle aussi, a gagné, et bien gagné. Avec 57% des voix, elle s'impose là où se trouve la moitié du vote démocrate : New York City, ainsi que dans la plupart des zones à forte densité démographique comme Rochester, Syracuse et le comté de Westchester. Avec le vote des femmes, des minorités (dont 75% des noirs), des 30-45 ans et des personnes âgées, elle atteint ses objectifs fixés, notamment dans le bourg de Brooklyn et ses 2,6 millions d'habitants. Solide, coriace et, pour une fois, avec un enthousiasme qu'on pensait définitivement évanoui: critiquée pour sa raideur, elle a esquissé un pas de salsa dans Harlem, enlacé un enfant tandis qu'elle mangeait une glace. Oubliée, sa mésaventure du métro new-yorkais, lorsqu'elle peinait à valider sa carte de transport.

Hillary Clinton, de l'avis de ses plus fervents supporters, n'est «pas parfaite», mais elle parvient à enrayer la série de sept victoires consécutives de son rival Bernie Sanders, vent en poupe depuis le 22 mars. Le sénateur «socialiste» du Vermont, à New York, a drainé les foules, mais perdu du terrain, crédité de seulement 41% des suffrages. En voulant paraître dur face à Clinton, un peu contre sa nature, il s'est fourvoyé en osant la juger «non qualifiée» pour exercer la mandature suprême. «Il ressemble à un vieux bougon et, depuis deux semaines, Hillary, elle, toujours moquée pour son sourire forcé, a réussi à apparaître comme une guerrière joviale», résume Mark Halperin, de Bloomberg.

La victoire est à la mesure du professionnalisme de son équipe de campagne, qui peut sereinement envisager une nomination, avec 1887 voix de délégués sécurisées sur les 2383 nécessaires pour décrocher l'investiture en juillet lors de la convention nationale démocrate de Philadelphie. Mais Sanders, comme Cruz et Kasich, a promis de vendre chèrement sa peau.
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Trump va-t-il dans le sens de l’Histoire ?

Le monde n’a-t-il jamais été aussi proche d’une catastrophe nucléaire planétaire ? La cause en serait le délire total des élites de Was...