mardi 1 mars 2016

USA: Super Tuesday, "malheur aux perdants"

A010316

03:40 -
"Énième péripétie médiatique dans une élection présidentielle s'étalant sur près de dix-huit mois, stratagème éculé pour expurger le scrutin de ses «francs-tireurs», le Super Tuesday de mars conserve son pouvoir d'attraction, par sa propension à couronner les favoris et tuer les dernières illusions des mal classés. Malheur aux perdants" conclu Le Figaro.


Côté républicain, l'avance de Trump est écrasante avec plus des deux tiers des délégués (87 sur 124) à lui tout seul. Coté démocrate, l'avance de Clinton (91) sur Senders (65) est plus modeste mais ce dernier semble ne pas pouvoir élargir son électorat au-delà de ses fans, ce qui sera donc insuffisant. 

Nous nous dirigeons - nous y sommes déjà - vers un affrontement Trump-Clinton, anti-système contre système, avec la possibilité que le parti républicain soutienne Clinton et que les électeurs démocrates votent Trump.

La victoire finale ne fait plus aucun doute à tel point que la campagne va rapidement devenir lourde et encombrante pour tout le monde car cela prive inutilement et dangereusement les Etats-Unis d'un président pendant un an, Obama étant déjà en retrait et le futur président n'entrant en fonction qu'au début de 2017.

Or, l'état du monde évolue à une vitesse effarante et lorsque la Maison Blanche rouvrira les fenêtres, il se pourrait bien que le paysage soit entre-temps devenu cauchemardesque.  Le futur président pourrait se retrouver le président de... rien du tout.

C'est pourquoi nous affirmons que Trump est déjà le futur président en charge avant même d'avoir été élu car les Etats-Unis ne peuvent pas se permettre un an de vacance du pouvoir, non pas pour prolonger leur hégémonie mondiale qui n'est qu'un souvenir du passé, mais survivre, tout simplement continuer d'exister. 

Et pas seulement exister sur la scène internationale, mais exister en soi, en tant qu'Etat fédéral avec Washington pour capitale. Dans le monde qui se met en place, celui du XXI ième siècle, les Etats-Unis actuels sont une incongruité, tout comme ce qu'il convient encore d'appeler l'Union européenne dont nous observons actuellement l'effondrement en direct.

S'il fallait avancer un seul argument à l'appui de notre thèse, ce serait celui des migrations de masse, aussi bien en Europe qu'aux USA. Ces mouvements massifs de population prouvent simplement que les USA et l'UE n'ont plus aucune consistance et se résument à peu prêt à rien en terme d'entité politique et sont devenus des proies offertes aux premiers arrivés. 

Tout ce que nous pouvons souhaiter, c'est que Trump se comporte comme Gorbatchev grâce à qui l'effondrement de l'URSS ne s'est pas traduit par une apocalypse planétaire.
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Primaires américaines : Donald Trump et Hillary Clinton favoris du Super Tuesday

Par Laure Mandeville , Maurin Picard pour Le Figaro, le 29 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 1er Mars 2016


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Les Américains votent mardi pour les primaires républicaines et démocrates dans une douzaine d'États, dont le Texas.
consolider l'emprise des candidats modérés et soutenus par l'establishment
Donald Trump appréciera l'ironie: le Super Tuesday, avec ses douze primaires républicaines et onze démocrates, ses centaines de délégués si précieux dans la perspective des conventions partisanes de juillet qui désigneront le candidat à la «générale» de l'automne, visait originellement à consolider l'emprise des candidats modérés et soutenus par l'establishment. Et cela face aux «insurgés» des extrêmes, ces francs-tireurs si nombreux dans l'histoire politique des États-Unis.

Inaugurée en 1984 par les démocrates du Sud et adoptée dans la foulée par les républicains, cette tradition électorale américaine n'a pas toujours fonctionné comme prévu. Mais elle a néanmoins permis de consacrer un certain Bill Clinton dans la primaire démocrate de 1992, alors qu'il se trouvait en fâcheuse posture après de piteux échecs dans l'Iowa et en Caroline du Sud.
échec patent du système
Trente-deux ans et huit élections présidentielles plus tard, l'édition 2016 consacre l'échec patent du système, du moins dans le camp républicain: exit l'ex-favori Jeb Bush, ringardisé par Donald Trump, qui a su annuler la puissance financière et l'assise locale de ses rivaux grâce à la maîtrise des réseaux sociaux et un charisme indéniable, mâtiné d'une irrévérence et d'un bagout sans précédent.
ce Super Tuesday pourrait fort tuer le suspense à droite
Redouté désormais par les cercles dirigeants conservateurs, qui tenaient assemblée vendredi à Washington autour de Karl Rove pour identifier un plan de sortie de crise, ce Super Tuesday pourrait fort tuer le suspense à droite si Trump confirme son avance énorme dans les sondages sur ses plus sérieux concurrents, Marco Rubio et Ted Cruz.
  enterrer les espoirs des outsiders et des «petits»
Ces primaires ne mettront pas fin à la compétition pour les investitures présidentielles démocrate et républicaine: les électeurs de dizaines d'autres États voteront jusqu'en juin. Mais elles peuvent enterrer les espoirs des outsiders et des «petits», forcés de lâcher prise à mesure que se resserre le champ des possibles et, partant, que les grands donateurs résignés débranchent les arrivées d'oxygène.
bataille fascinante, et sans merci
La bataille de ce 1er mars, dès lors, s'annonce fascinante, et sans merci. La teneur des débats, qui, depuis la semaine passée, font la part belle aux insultes et aux imprécations, aux sarcasmes de préau sur la transpiration des uns et le coefficient de bronzage des autres, contraste avec celle, plus civilisée, du bras de fer Clinton-Sanders à gauche.
Clinton en position de force
Requinqué après sa victoire en Caroline du Sud, le 27 février, et goguenard devant le spectacle offert par le pugilat républicain, le camp Clinton aborde ce Super Tuesday décisif en position de force. En remportant trois des quatre premières consultations depuis un mois, la candidate a redonné un second souffle à une campagne des plus poussives. Face à elle, Bernie Sanders, qui reconnaît ses difficultés à «déplacer» la communauté noire vers son camp, veut annuler l'avantage numérique détenu par Hillary Clinton, dont l'équipe martèle que cette campagne sera un marathon.
Trump paraît impossible à arrêter
Surfant sur une vague de «colère» qui s'exprime chaque jour dans ses rassemblements bondés (32.000 personnes en Alabama le 28 février), Donald Trump paraît impossible à arrêter, et étonnamment immunisé contre les attaques: ses dérapages sur le Ku Klux Klan, dont il n'a que faiblement dénoncé le soutien officiel, et ses citations douteuses de Mussolini, ne semblent en rien affecter un électorat issu des couches laborieuses et porté par la haine de Washington, du Landerneau fédéral, mêlant classe politique et médias.
  un lauréat crédible, promettant de «détruire» Hillary
Affichant un poujadisme aux relents parfois nauséabonds, le milliardaire new-yorkais se présente désormais comme un lauréat crédible, promettant de «détruire» Hillary à l'automne après avoir concassé ses rivaux «poids plume» et «à faible énergie».
Malheur aux perdants
taux records de votes anticipés
À surveiller de près, le Texas, qui offre le plus grand nombre de délégués - 222 du côté démocrate, 155 du côté républicain -, mais aussi la Georgie, le Massachusetts, le Minnesota et le Tennessee. Au total, près d'un quart du total des délégués seront désignés ce mardi, qui enregistre des taux records de vote anticipé, sans précédent dans l'histoire contemporaine. Avec la barre du demi-million franchie pour le seul Texas, les deux tiers inscrits chez les républicains.
couronner les favoris et tuer les dernières illusions des mal classés
Énième péripétie médiatique dans une élection présidentielle s'étalant sur près de dix-huit mois, stratagème éculé pour expurger le scrutin de ses «francs-tireurs», le Super Tuesday de mars conserve son pouvoir d'attraction, par sa propension à couronner les favoris et tuer les dernières illusions des mal classés. Malheur aux perdants.
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Trump va-t-il dans le sens de l’Histoire ?

Le monde n’a-t-il jamais été aussi proche d’une catastrophe nucléaire planétaire ? La cause en serait le délire total des élites de Was...