mardi 7 juillet 2015

Grèce: sommet de la "dernière" chance, état des lieux.

C070715

07:30
- "Hollande et  Merkel ont voulu montrer une certaine unité dans leur message à Athènes. Pourtant, si Hollande a insisté sur la notion de « solidarité », Merkel, elle, a estimé que la dernière proposition des créanciers de la Grèce (Commission européenne, BCE, FMI) était « généreuse » or c'est précisément cette version qui a été rejetée massivement lors du référendum. Obama a indiqué « l'importance de trouver la voie à suivre pour permettre à la Grèce de reprendre les réformes et de retourner vers la croissance (...) à l'intérieur de l'eurozone » sauf que la question d'une restructuration de la dette grecque est une ligne rouge pour  Merkel tandis que Stakalotos reste sur la même ligne que Varoufakis" rapporte Le Monde.


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La zone euro réunie pour un sommet de tous les dangers sur la crise grecque

Le Monde, le 7 Juillet 2015

Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 7 Juillet 2015

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Les pays de la zone euro se réunissent pour un sommet extraordinaire mardi à Bruxelles, deux jours après le choc du référendum grec, afin d'explorer les minces chances de sauvetage d'une Grèce en état d'urgence financière.
  examiner les nouvelles propositions promises par Tsipras
Les 19 ministres des finances de la zone euro pourront examiner les nouvelles propositions promises par le premier ministre grec Alexis Tsipras lors d’un Eurogroupe, qui se tiendra à 13 heures à Bruxelles, avant que les chefs d’Etat et de gouvernement se réunissent à 18 heures.
  Jean-Claude Juncker doit de son côté prendre la parole
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker doit de son côté prendre la parole, pour la première fois depuis dimanche, lors d'une session du Parlement européen à Strasbourg dans la matinée.
 l'Allemagne et la France s’étaient efforcées de masquer leurs divergences
A la veille de cette réunion cruciale, l'Allemagne et la France s’étaient efforcées de masquer leurs divergences d'approche du dossier et de présenter une position commune face au premier ministre grec Alexis Tsipras, fort des 61,31 % obtenus par le « non » au référendum sur le plan des créanciers de la Grèce.
 montrer une certaine unité dans leur message à Athènes
Après des entretiens à Paris lundi, le président François Hollande et la chancelière Angela Merkel ont voulu montrer une certaine unité dans leur message à Athènes. La chancelière a ainsi jugé « urgent » d'obtenir du gouvernement grec des « propositions tout à fait précises » tandis que le président français demandait des propositions « sérieuses ».
Hollande a insisté sur la notion de « solidarité »
Mais M. Hollande, fidèle à la position conciliatrice que veut adopter la France, a répété que la porte restait « ouverte » aux discussions et a insisté sur la notion de « solidarité ».
  Merkel a estimé que la dernière proposition était « généreuse »
Mme Merkel, elle, a estimé que la dernière proposition des créanciers de la Grèce (Commission européenne, BCE, FMI) était « généreuse ». C'est précisément cette version qui a été rejetée massivement lors du référendum.
  Obama pour le maintien de la Grèce dans l'euro-zone
Le président américain Barack Obama s'est également entretenu lundi de la crise grecque avec M. Hollande, a indiqué la Maison Blanche. Les deux hommes ont évoqué « l'importance de trouver la voie à suivre pour permettre à la Grèce de reprendre les réformes et de retourner vers la croissance (...) à l'intérieur de l'eurozone » et ont reconnu « que cela va nécessiter des compromis difficiles de tous les côtés », selon la présidence américaine.
  Stakalotos sur la même ligne que son prédécesseur
Au même moment, le nouveau ministre grec des finances, Euclide Stakalotos, déclarait que les Grecs « méritaient mieux » que la dernière offre en date des créanciers et qu'il ne voulait pas d'une solution « non viable ». Bien que plus sobre dans l'expression, il s'est ainsi montré sur la même ligne que son prédécesseur, le bouillant Yanis Varoufakis, dont la démission surprise avait pu nourrir l'espoir d'un dialogue plus apaisé entre Européens.
une restructuration de la dette est une ligne rouge pour Mme Merkel
La question d'une restructuration de la dette grecque, une revendication phare de M. Tsipras, sera sans doute abordée. Mais il s’agit d'une ligne rouge pour Mme Merkel, confrontée à une opinion publique à bout de patience alors que la Grèce est sous assistance financière depuis cinq ans. Malgré cela, la chancelière ne va pas aussi loin que certains responsables européens, qui parlent ouvertement d'une sortie de la Grèce de la monnaie unique.
la BCE maintien l'aide d'urgence ELA
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé lundi soir qu'elle maintenait le mécanisme de fourniture de liquidité d'urgence (ELA) au bénéfice des banques grecques, les sauvant – pour l’heure – de la faillite. L'institut d'émission a toutefois décidé de durcir les conditions d'octroi à l'avenir, en augmentant la décote pratiquée sur les titres mis en garantie par les banques grecques pour avoir accès à l'ELA – appelés « collatéraux ». Les banques, fermées depuis huit jours, le resteront mardi et mercredi.
  retraits limités à 60 euros par jour et par personne
Quant aux retraits aux distributeurs automatiques, ils sont toujours limités à 60 euros par jour et par personne.
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“Piquer l’ours russe” pour fournir une « base de guerre permanente légitime » avec la Fédération de Russie

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