mercredi 8 juillet 2015

Grèce: "A problème européen, il faut une solution européenne" (A Tsipras)

B080715

11:15 -
"Nous sommes porteurs d’un mandat fort du peuple grec, nous sommes déterminés à nous en prendre aux mentalités qui ont enfoncé la Grèce et qui sont en train d’enfoncer l’eurozone avec elle. Ce qu’on a coutume d’appeler la crise grecque est l’impossibilité de l’eurozone à trouver une solution à l’endettement qui s’enlise. A problème européen, il faut une solution européenne" a déclaré le Premier ministre grec, A Tsipras, ce matin, au Parlement européen.

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"Nous voulons un compromis pour éviter la rupture" assure Tsipras
Le Figaro, le 8 Juillet 2015
Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 8 Juillet 2015
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Le premier ministre grec s'est exprimé ce matin au Parlement européen. Voici les principaux extraits de son intervention:
 Nous avons reçu mandat pour trouver une solution durable et juste
"Nous avons reçu mandat pour trouver une solution durable et juste en évitant les écueils du passé qui avaient condamné l’économie grecque. Nous voulons un compromis honorable pour éviter la rupture. Nous sommes tous conscients des enjeux et nous sommes prêts à prendre nos responsabilités historiques.
 Nous souhaitons un accord qui montre une possibilité de sortie de la crise
"Nous souhaitons un accord mais qui montre une possibilité de sortie de la crise, qui montre qu’il y a de la lumière au bout du tunnel".
  le fardeau devra être supporté par ceux qui le peuvent et qui ont été épargné
"Nous proposons un ensemble de réformes avec une juste répartition du fardeau. Notre premier objectif est de lutter contre le chômage et renforcer les entreprises. Notre proposition doit aussi aboutir à un engagement à trouver une solution durable à la dette". "Personne ne conteste les reformes mais le fardeau devra être supporté par ceux qui le peuvent et qui ont été épargné ces dernières années. Il faudra des politiques de redistribution pour les plus vulnérables pour aller dans le sens d’une croissance durable".
 Mon pays est devenu un champ d’expérimentation de l’austérité
"Je veux vous assurer que le peuple grec a fait des efforts extrêmement forts ces dernières années. Des efforts qui ont épuisé le peuple. D’autres pays se sont trouvés face à ces difficultés mais nulle part les programme d’austérité non été aussi durs qu’en Grèce. Mon pays est devenu un champ d’expérimentation de l’austérité. Mais cette expérience a échoué. Le chômage a explosé, tout comme la dette".
 Nous demandons une aide au MES
"Nous demandons une aide au MES. Nous allons préciser nos propositions et j’espère que nous pourrons trouver une solution dans l’intérêt de la Grèce et celui de la zone euro. Les propositions du gouvernement grec pour financer ces obligations ne visent pas à faire supporter cette charge aux contribuables européens."
Nous voulons lutter contre le règne des oligarchies et des cartels
"Il faut qu’il y ait un consensus pour que le programme soit réalisable."

"Je ne suis pas de ceux qui prétendent que tous les maux du pays sont à mettre sur le dos des vilains étrangers. Si la Grèce est dans cette situation, c’est parce que pendant des décennies les gouvernements successifs ont gouverné de manière clientéliste. Selon le Crédit Suisse, 56% des richesses nationales seraient entre les mains des 10% de la population grec qui sont restés épargnés. Nous voulons lutter contre le règne des oligarchies et des cartels, contre la fraude et l’évasion fiscale, nous voulons moderniser l’État ; ce sont nos priorités et nous attendons l’accord de nos partenaires sur ces priorités."
mentalités qui ont enfoncé la Grèce et qui sont en train d’enfoncer l’eurozone 
"Nous sommes porteurs d’un mandat fort du peuple grec, nous sommes déterminés à nous en prendre aux mentalités qui ont enfoncé la Grèce et qui sont en train d’enfoncer l’eurozone avec elle."
  A problème européen, il faut une solution européenne
"Mon gouvernement et moi-même, nous avons pris nos fonctions il y a cinq mois et demi mais les plans de sauvetage ont commencé il y a cinq ans ! J’assume pleinement la responsabilité de ce qui s’est passé sur les cinq mois écoulés mais la responsabilité de la situation grecque actuelle ne trouve pas sa source dans les cinq mois et demi écoulés mais dans les cinq années qui précèdent".

"Ce qu’on a coutume d’appeler la crise grecque est l’impossibilité de l’eurozone à trouver une solution à l’endettement qui s’enlise. A problème européen, il faut une solution européenne. L’histoire de l’Europe et une histoire de conflit qui finissent par des compromis, une histoire de dignité."

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