samedi 11 juillet 2015

Grèce: nouveau mémorendum, "ces mesures relèvent d'une trahison" (Le Monde)

A110715

00:10 -
« Du jour au lendemain, Tsipras a décrété que les mesures d’austérité étaient viables, s’emballe le communiste. Pendant des semaines on nous a fait croire à une résistance ! « Syriza est fini ! ». Aujourd’hui c’est comme si notre voix ne comptait pas. Nous le disons haut et fort, on a voté non, au risque d’aller à la lutte contre l’Europe. Les nouvelles propositions de Tsipras détruisent l’espoir né ces dernières semaines. Ces mesures relèvent d’une trahison..." selon des témoignages rapportés par Le Monde de manifestants parmi les 7 000 à s’être réunis au pied du Parlement grec pour rappeler leur volonté de dire non aux mesures de rigueur pour la Grèce vendredi soir.



Avec un peu de retard sur Le Figaro et le New York Times, Le Monde commence sont travail de sape alors qu'absolument rien n'est encore joué compte tenu des nombreuses procédures de vote parmi les pays européens qui peuvent durer au moins jusqu'au mois d'Août. Après, c'est les vacances... et à la rentrée, qui sait comment sera le monde?
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Les déçus du non expriment leur désarroi, place Syntagma à Athènes 

Par Elisa Perrigueur (à Athènes, correspondance) pour Le Monde, le 10 Juillet 2015


Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 11 Juillet 2015
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Il y a trois semaines, Myrto Kalogeropoulou défilait avec engouement, place Syntagma dans le centre d’Athènes, pour soutenir son gouvernement. Il y a deux semaines, la jeune femme de 31 ans manifestait avec fierté pour appeler à voter oxi (« non ») au référendum du 5 juillet. Vendredi 10 juillet au soir, toutefois, au milieu de la grande foule, place de la Constitution, cette électrice de Syriza avait perdu son enthousiasme.
  7 000 à s’être réunis au pied du Parlement grec
Comme Myrto, ils étaient environ 7 000 à s’être réunis au pied du Parlement grec pour rappeler leur volonté de dire non aux mesures de rigueur pour la Grèce. Tous n’ont pas caché leur colère contre le « nouveau mémorandum », qu’ils jugent trop austère.
  Ces mesures relèvent d’une trahison
La veille, le premier ministre, Alexis Tsipras, a rendu aux créanciers ses propositions de réformes pour le pays. Parmi elles, la hausse de la TVA ou de l’âge de départ à la retraite. « Ces mesures relèvent d’une trahison, lâche Myrto Kalogeropoulou, pourtant membre de la force politique Syriza depuis 2004. C’est la mort de notre parti. »
Les nouvelles propositions de Tsipras détruisent l’espoir né ces dernières semaines
Elle l’assure : « Nous allons vers des divisions au sein de notre force politique. Les mesures d’austérité ont détruit le pays. Les nouvelles propositions de Tsipras détruisent l’espoir né ces dernières semaines. »
  Nous allons continuer à protester pour que cet accord ne passe pas
La jeune femme estime toutefois que cette période « de lutte » n’a pas été vaine. « Le référendum nous a rendus exigeants, il y a eu une effervescence politique, maintenant, nous allons nous battre jusqu’au bout, avance-t-elle. Nous allons continuer à protester pour que cet accord ne passe pas. »
  on pensait que ce vote avait une valeur !
A quelques mètres d’elle, dans la foule, Angelos, 24 ans, est aussi déçu. « Nous nous sommes battus, on pensait que ce vote avait une valeur ! Je suis surpris, nous n’avons pas reculé mais Tsipras si, explique cet électeur de la gauche radicale. »
 il n’est pas là pour « dénoncer » son gouvernement qui « n’a pas eu le choix »
Christos Ioannidis partage ce sentiment de colère, en observant ce rassemblement au goût amer. Il arbore sur sa poitrine, un badge « Oxi ». Cet adhérent Syriza de 58 ans affirme toutefois qu’il n’est pas là pour « dénoncer » son gouvernement qui « n’a pas eu le choix ».
 on a voté non, au risque d’aller à la lutte contre l’Europe
Il veut « rappeler [son] opposition à l’austérité pour laquelle nous avons voté. Aujourd’hui c’est comme si notre voix ne comptait pas. Nous le disons haut et fort, on a voté non, au risque d’aller à la lutte contre l’Europe ».
 Christos prédit toutefois « des conséquences, ici dans la rue »
Ce chômeur se dit en revanche plus « pessimiste » sur la suite des tractations : « Bien sûr que ces propositions passeront dimanche, ce sont les suggestions de Jean-Claude Juncker [président de la Commission européenne], pourquoi les créanciers refuseraient-ils ? » Christos prédit toutefois « des conséquences, ici dans la rue ».
  « Syriza est fini ! »
Au-dessus de la foule, des drapeaux du PAME flottent en masse. Venus en grand nombre, les partisans du syndicat du Parti communiste ont crié leur colère. Fait rare, les communistes, les trotskistes léninistes d’Antarsya et quelques petits groupes d’extrême gauche, forces politiques d’ordinaire divisées, ont manifesté aux côtés de Syriza vendredi soir. « L’actualité veut cela, c’est une coïncidence », insiste Giorgia Taztaz, retraitée communiste. « Syriza est fini ! », renchérit à quelques mètres Charalambos Tsavimos, un retraité de 60 ans, remonté.
  pendant des semaines on nous a fait croire à une résistance !
« Du jour au lendemain, Tsipras a décrété que les mesures d’austérité étaient viables, s’emballe le communiste, pendant des semaines on nous a fait croire à une résistance ! Tout retombera dimanche. »

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