lundi 13 juillet 2015

Grèce: Eurogroupe, le Grèxit est sur la table.

A130715

00:20
- "Dimanche en fin de soirée, la possibilité d'un échec n'était toujours pas écartée. Le document de l'Eurogroupe prévoyait explicitement la «mauvaise fin», à savoir le Grexit" rapporte le correspondant du Figaro.


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La Grèce creuse le fossé entre la France et l'Allemagne

Par Fabrice Nodé-Langlois pour le Figaro, le 13 Juillet 2015

Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 13 Juillet 2015
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Contrariant les efforts de François Hollande pour assurer le maintien d'Athènes dans la zone euro, Angela Merkel et ses alliés exigeaient dimanche soir des actes d'Alexis Tsipras avant de discuter d'un troisième plan d'aide européen.
les échanges auront été «extrêmement durs, voire extrêmement violents»
S'il ne devait y avoir qu'un seul point d'accord entre tous les participants de ce nouveau week-end d'intenses négociations bruxelloises sur le sort de la Grèce, c'est que les échanges auront été «extrêmement durs, voire extrêmement violents», selon un participant du huis clos ministériel de samedi.
  sauver la Grèce d'une faillite imminente ou de la laisser sortir de la zone euro
Les chefs d'État et de gouvernement des dix-neuf pays membres de la zone euro poursuivaient leurs discussions tard dimanche soir après avoir pris le relais de leurs ministres des Finances. Ces derniers avaient disputé un Eurogroupe marathon de quatorze heures, suspendu par la nuit. 
Pratiquement six mois après la victoire électorale du chef de la gauche radicale grecque Syriza, Alexis Tsipras, la confrontation entre Athènes et ses créanciers devait parvenir à un épilogue. L'enjeu était de sauver la Grèce d'une faillite imminente ou de la laisser sortir de la zone euro - le fameux Grexit - et plonger dans l'inconnu.
 Hollande, tout faire pour trouver un accord ce soir
François Hollande a prévenu en arrivant à Bruxelles: «L'enjeu, ce n'est pas seulement la Grèce, l'enjeu, c'est l'Europe.» «La France va tout faire pour trouver un accord ce soir», s'est engagé le chef de l'État.
  Merkel, il n'y aura pas d'accord à tout prix
En face, Angela Merkel émettait un autre son de cloche: «Il y aura des discussions dures, et il n'y aura pas d'accord à tout prix.»
  ces réformes reprenaient les demandes européennes rejetée par 61,3 % des électeurs
La séquence avait pourtant commencé sous de bons auspices. Après l'adoption des dernières propositions de réformes grecques par le Parlement à Athènes, vendredi, les institutions (l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international) les avaient accueillies de façon «positive». En toute logique, puisque ces réformes visant à assainir le budget grec (hausse de TVA, allongement de la retraite, création d'une autorité fiscale indépendante, entre autres) reprenaient très largement les demandes européennes du 25 juin, prescription austère précisément rejetée par 61,3 % des électeurs grecs le 5 juillet.
 Mais samedi, l'Eurogroupe a tourné à la «confrontation»
Mais samedi, l'Eurogroupe a tourné à la «confrontation», pour reprendre le terme de Martin Schulz, le président du Parlement européen, invité au sommet.
  sur le front des durs, l'Allemagne et la Finlande
En première ligne sur le front des durs, l'Allemagne et la Finlande. Berlin estimait insuffisantes les mesures d'Athènes, arguant notamment que la situation économique de la Grèce s'est «considérablement détériorée depuis plusieurs mois». Quant au gouvernement finlandais, il s'opposait à un nouveau plan d'aide financière, lequel ne passerait pas le barrage de son Parlement.
  la meilleure solution était une sortie de l'euro
En réalité, «une partie des ministres avaient clairement en tête l'idée que la meilleure solution était une sortie de l'euro», observe un participant de cet affrontement. Mario Draghi n'a, selon cette source, pas apprécié que l'avis des institutions soit piétiné.
  La Grèce s'est engagée à faire voter des lois
Emmenée par le nouveau ministre des Finances, le très policé Euclide Tsakalotos, la délégation grecque à l'Eurogroupe a multiplié les efforts pour donner des gages de sérieux. Il s'agissait de restaurer la confiance et la crédibilité, durablement abîmées entre les partenaires. La Grèce s'est engagée à faire voter des lois dans un délai record - avant le 15 juillet! - imposé par les créanciers, sur les réformes clés (TVA, retraite, collecte des impôts).
 indispensable pour l'Allemagne, un fonds qui gérerait les actifs grecs à privatiser
L'Eurogroupe a finalement produit un texte dont les chefs d'État devaient trancher les derniers points de divergence. Une mesure, parmi les offres sur la table, est désormais considérée comme indispensable par l'Allemagne. Il s'agit d'un fonds qui gérerait les actifs grecs à privatiser. Le projet d'accord évoque 50 milliards d'euros. Un chiffre très exagéré selon Martin Schulz, vu la valeur des biens susceptibles d'être privatisés. Ces actifs seraient mis sous séquestre par les créanciers afin de renflouer la dette.
 Une perspective humiliante pour le gouvernement Tsipras
Une perspective humiliante pour le gouvernement Tsipras, qui s'était fait élire en promettant d'échapper à la tutelle de la Troïka. Vers 22 heures dimanche, un délégué grec qualifiait de «très mauvaises» les mesures de l'Eurogroupe. Les chefs d'État tentaient de trouver un compromis, notamment sur la question très sensible de ce fonds.
  gages tangibles pour que des négociations s'ouvrent sur un troisième plan d'aide

En échange de ces gages tangibles, les chefs d'État espéraient donner mandat à la Commission et à l'Eurogroupe pour que des négociations s'ouvrent sur un troisième plan d'aide.
 Ce signal politique fort permettrait à la BCE d'augmenter sa perfusion financière
Ce signal politique fort permettrait à la BCE d'augmenter sa perfusion financière aux banques grecques dès lundi.
 mentionnée une restructuration de sa dette dans le document final
La Grèce bataillait pour que soit mentionnée une restructuration de sa dette dans le document final.
 La négociation du nouveau plan d'aide pourrait durer jusqu'à fin juillet
La négociation du nouveau plan d'aide, dont le montant est chiffré par l'Eurogroupe entre 74 et 86 milliards d'euros (dont une partie pour renflouer les banques), pourrait durer jusqu'à fin juillet, explique une source proche des négociations. Plusieurs Parlements, dont ceux de l'Allemagne et de la Finlande, devront donner leur feu vert à ces négociations.
 Un délai trop long, estime une source grecque
Un délai trop long, estime une source grecque, compte tenu de la situation critique des banques et du Trésor. Un «pont» financier était à l'étude afin de permettre à la Grèce d'échapper au défaut de paiement vis-à-vis de la BCE le 20 juillet.
en fin de soirée, l'Eurogroupe prévoyait le Grexit
Dimanche en fin de soirée, la possibilité d'un échec n'était toujours pas écartée. Le document de l'Eurogroupe prévoyait explicitement la «mauvaise fin», à savoir le Grexit.
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