samedi 11 juillet 2015

Grèce: en cas d'accord, il faudrait un nouvel Eurogroupe la semaine prochaine

J110715

23:00 -
«La Grèce s'est engagée à faire voter immédiatement des lois en échange d'une enveloppe de 74 milliards d'euros sur trois ans. En cas de désaccord entre les chefs d'Etat attendus dimanche à Bruxelles, cela ouvrirait la voix de façon inéluctable au Grexit, la sortie de l'euro. En cas d'accord, il faudrait… un nouvel Eurogroupe la semaine prochaine consacré au nouveau plan d'aide" rapporte le correspondant à Bruxelles du Figaro.

Comme d'habitude, l'article du Figaro est inspiré de celui du New York Times qui indique aux médias "les éléments de langage" à employer dans leur propagande.
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Grèce : pression maximale sur un interminable Eurogroupe

Par Fabrice Nodé-Langlois pour Le Figaro, le 11 Juillet 2015


Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 11 Juillet 2015
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Les ministres des Finances de la zone euro sont entrés samedi soir dans un sprint final de négociations pour obtenir de la Grèce de nouvelles garanties sur le plan de réformes qu'elle promet de mettre en oeuvre en échange de son maintien dans la zone euro.
 L'Eurogroupe qui doit valider ou non les dernières propositions
L'Eurogroupe qui doit valider ou non les dernières propositions de réformes de la Grèce en échange d'un nouveau plan d'aide qui peut la sauver de la faillite, se poursuivait samedi soir à 22 heures, quelque huit heures après avoir débuté.
 pression maximale pour obtenir garanties et mesures précises
Les ministres les plus intransigeants parmi les dix-huit de la zone euro faisant face au ministre grec Euclide Tsakalatos exerçaient une pression maximale pour obtenir garanties et mesures précises en échange d'une nouvelle aide financière.
 Schäuble appuyée sur sa ligne dure par la Finlande et la Slovaquie
Selon une source européenne, l'Allemagne incarnée par l'inflexible Wolfgang Schäuble était appuyée sur sa ligne dure par la Finlande et la Slovaquie.
La France serait soutenue par une dizaine de pays
La France, dont le ministre Michel Sapin a revendiqué le rôle de «trait d'union», serait soutenue par une dizaine de pays, le reste cinq ou six Etats adoptant une position plus neutre selon une source.
 Berlin suggère un Grexit… provisoire de cinq ans
Un document de travail allemand divulgué par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Sonntagzeitunga provoqué l'émoi dans le bâtiment Lex du Conseil européen, siège des discussions, ainsi que sur les réseaux sociaux. Selon ce texte, authentifié par des sources européennes auprès des agences de presse, mais qui n'a pas été présenté à l'Eurogroupe, Berlin suggère un Grexit… provisoire de cinq ans. Un concept inédit qui est plus vu par certains diplomates comme un moyen de pression supplémentaire envers le gouvernement Tsipras.
 Un autre blocage potentiel semblait venir d'Helsinki
Un autre blocage potentiel semblait venir d'Helsinki selon des médias finlandais. Le parlement finlandais doit donner son feu vert à de nouvelles négociations sur un troisième plan d'aide. Or une majorité de parlementaires finlandais - et le gouvernement - seraient hostiles à tout nouveau versement. Helsinki serait ainsi en position d'opposer un veto au sein du MES (mécanisme européen de stabilité), l'organisme qui débourserait la nouvelle enveloppe.
pour contourner ce veto, une majorité de 85% des actionnaires du MES suffirait
Il existe toutefois un moyen de contourner ce veto, affirmait-on dans les couloirs à Bruxelles. En cas d'urgence, une majorité de 85% des actionnaires du MES (les Etats de la zone euro) suffirait à emporter la décision.
«La Grèce s'est engagée» à faire voter immédiatement des lois
«La Grèce s'est engagée», poursuit le diplomate européen proche des négociations cité plus haut, «à faire voter immédiatement des lois sur trois points considérés comme essentiels par les créanciers: les hausses de TVA, l'allongement de l'âge de la retraite et la création d'une administration fiscale indépendante».
  Une enveloppe de 74 milliards d'euros sur trois ans est sur la table
Au cœur des discussions également, l'enveloppe du troisième plan d'aide qui serait accordé, sous l'égide du MES (mécanisme européen de stabilité) en échange des réformes. Une enveloppe de 74 milliards d'euros sur trois ans est sur la table. Elle comprend 16 milliards d'euros du FMI, qui étaient prévus dans le précédent plan d'aide qui courait jusqu'en mars 2016 mais qui sont bloqués d'une part faute d'accord et d'autre part depuis le défaut de paiement de la Grèce vis-à-vis du Fonds, le 30 juin. Cette nouvelle aide massive, constituée d'un prêt du MES à faible taux d'intérêt et à échéance lointaine, permettrait à Athènes de payer ses échéances les plus immédiates, au FMI et à la BCE. Une partie de cette enveloppe (15 à 25 milliards d'euros selon les sources) serait consacrée à la recapitalisation des banques grecques dont plusieurs sont vraisemblablement au bord de l'insolvabilité, en clair de la faillite.
En cas d'accord, il faudrait… un nouvel Eurogroupe la semaine prochaine 
L'objectif des ministres, samedi soir, était d'avancer sur un maximum de points afin de laisser les chefs d'Etat attendus dimanche à Bruxelles mettre le point final à l'accord. Ou constater le désaccord, ce qui ouvrirait la voix de façon inéluctable au Grexit, la sortie de l'euro. En cas d'accord, il faudrait… un nouvel Eurogroupe la semaine prochaine consacré au nouveau plan d'aide.
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