samedi 20 juin 2015

Grèce: Grèxit ou Euroxit, la peur change de camp.

E200615

14:10 - "Faute d'un accord lundi, la Grèce se retrouvera exclue de la zone euro" conclue Le Figaro, montrant ainsi, comme Le Monde, qu'il n'est qu'un aboyeur vendu au FMI et à la Commission européenne.


 Un aboyeur qui relaye la propagande du FMI et de la Commission européenne en inversant la réalité: ce n'est pas la Grèce qui risque d'être exclue de la zone euro, c'est la zone euro qui risque de connaître un "Euroxit". 

Ce n'est pas Athènes qui a peur, c'est Bruxelles mais la plupart de nos journalistes ne cessent de clamer l'inverse car ils dépendent des subsides de l'Etat au service du corporate power qui finance Le Monde et Le Figaro. Cet Etat dit français est une filiale parisienne du "fascisme mou" de Bruxelles.
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Varoufakis étrille les institutions européennes à deux jours d'un sommet décisif

Le Figaro, le 20 Juin 2015

Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 20 Juin 2015

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Dans une tribune publiée dans la presse irlandaise, le ministre des Finances grec regrette que les décisions majeures soient prises par des «experts» non élus, plutôt que par les exécutifs européens.
  Le ministre des Finances grec, honni  des institutions européennes
Une dernière tentative de rallier l'opinion publique, à deux jours d'un sommet décisif sur l'avenir de la Grèce dans la zone euro. Dans une tribune publiée ce samedi dans le Irish Times, le ministre des Finances grec, aujourd'hui honni au sein des institutions européennes, tacle le fonctionnement à son goût trop technocratique de Bruxelles et formule au passage un nouveau plaidoyer pour une autre politique économique dans son pays.
La dérive technocratique des instances européennes.
Intitulée «Une question pressante pour l'Irlande avant la réunion de lundi sur la Grèce», la tribune de Yanis Varoufakis rebondit sur une remarque formulée par son homologue irlandais, Michael Noonan, lors du dernier Eurogroupe. Selon le Grec, celui-ci était mécontent que les ministres des Finances n'aient pas disposé d'informations précises sur les propositions européennes faites à la Grèce avant la tenue de la réunion. Une situation que déplore également Yanis Varoufakis, et qui est selon lui symptomatique de la dérive technocratique des instances européennes.
 Des décisions sont validées par des ministres ignorants
«Je n'étais pas autorisé à partager avec M. Noonan ou avec aucun autre ministre des Finances nos propositions écrites», déplore-t-il. «La zone euro évolue d'une façon mystérieuse. Des décisions capitales sont validées par des ministres des Finances qui restent ignorants des détails, tandis que des experts non élus ont la mainmise sur les négociations menées avec un gouvernement en détresse. Comme si l'Europe considérait que les ministres des Finances élus n'étaient pas à même de maîtriser les détails techniques».
 Un ajustement quI a totalement asphyxié l'économie grecque.
Conscient que son message anti-austérité peut être difficile à entendre en Irlande, où la population a consenti d'importants sacrifices pour retrouver des finances publiques saines et une croissance robuste, Yanis Varoufakis tente par ailleurs de démontrer, à l'attention des pays du Nord de l'Europe, pourquoi son pays ne peut selon lui supporter davantage d'austérité. «Le drame grec est souvent mal compris dans ces pays parce que l'importance des dépenses passées dissimule l'ajustement exceptionnel de ces cinq dernières années», explique-t-il. Un ajustement selon lui tellement drastique qu'il a totalement asphyxié l'économie grecque.
 La Grèce a  besoin de réformes appropriées
«Ce dont la Grèce a aujourd'hui besoin, ce n'est pas de nouvelles coupes budgétaires qui appauvrissent encore la population [...] mais de réformes appropriées». Et de citer un nouveau système fiscal qui permette de lutter contre l'évasion, des mesures anti-corruption, la suppression des départs en pré-retraite «scandaleux», des mesures pro-business...
 Toutes les interventions ont ignoré nos propositions
Autant de réformes proposées lors du dernier Eurogroupe, et rejetées, selon Yanis Varoufakis, par ses pairs. «M. Noonan excepté, toutes les interventions ont ignoré nos propositions, et les participants ont réitéré leur frustration de voir que la Grèce... ne formule aucune proposition», se plaint-il.
  Les retraités grecs ne peuvent plus consentir de nouveaux sacrifices
Les négociations achoppent notamment sur la question des retraites. Le FMI comme l'Union européenne tiennent à ce que la Grèce coupe davantage dans son système de retraite déficitaire et dégage en 2015 une économie équivalente à 1% du PIB. Hors de question pour le premier ministre Alexis Tsipras, selon lequel les retraités grecs ne peuvent plus consentir de nouveaux sacrifices.
Faute d'un accord lundi, la Grèce se retrouvera exclue de la zone euro.
Pourtant, faute d'un accord lundi, la Grèce se retrouvera en défaut de paiement, et probablement exclue de la zone euro. Un grand saut dans l'inconnu.
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